Cession

,

Vente entreprise

,

Cession entreprise

,

Vente pme

,

Transmettre

,

Entreprise à vendre

,

Transmission entreprise

,

Cession pme

,

Vente de société

,

Reprendre entreprise

REVUE DE PRESSE


Retour à la liste

Intervention de M. Gilles Lecointre, PDG d'Intercessio
MONITEUR DES TRAVAUX PUBLICS ET DU BATIMENT, 04/03/2005


Après avoir approuvé le compte rendu de la réunion du 7 juillet dernier, le groupe de travail a, d'abord, procédé à l'audition de M. Gilles Lecointre, (Intercessio).
M. Lecointre a présenté l'activité d'«Intercessio» et centré son intervention sur les PME de1 à 20 M d'euros de CA. Il a fait part de ses doutes sur tes chiffres de l'offre potentielle. Partant du constat que 500000 chefs d'entreprise ont plus de 55 ans, on prévoit que 500000 entreprises seront cédées dans les dix prochaines années. C'est oublier que toutes les entreprises ne méritent peut-être pas d'être transmises et que, plus que l'âge du dirigeant, c'est la situation de l'entreprise (conjoncture, stratégie, part de marché, stade de développement…) qui est ou devrait être déterminante.
L'offre du marché de la transmission de la PME se caractérise par l'opacité liée à la nécessaire confidentialité de la transaction, la rareté (on estime à moins de 5 % annuels le nombre d'entreprises cédées à Paris), la cherté (le prix demandé par le cédant étant trop souvent trop élevé) et une forte tension psychologique. (La vente est parfois contrainte pour le cédant; la peur de se tromper, de payer trop cher est omniprésente chez le repreneur, surtout s'il s'agit d'un repreneur individuel qui court un risque personnel et familial).
La demande est alimentée par des cadres supérieurs ou dirigeants très diplômés, dotés d'une solide expérience réussie auprès de différentes entreprises, souvent des PME, et qui souhaitent évoluer professionnellement, mais aussi personnellement. (Le désir est fort de mutation géographique, notamment des Franciliens vers les autres provinces). Les candidats à la reprise disposent en moyenne de 300 K d'euros.
Le rapprochement entre le cédant et le repreneur se révèle difficile pour des raisons de nature psychologique, comme l'impréparation de l'un comme de l'autre (le chef d'entreprise ne met pas en vente au bon moment, le repreneur, s'il possède des capitaux techniques n'est pas forcément un bon gestionnaire).
Il en résulte que l'amélioration des conditions de ta transmission d'entreprise ne peut se limiter à une généralisation des mises en contact des cédants et repreneurs mais pas par une véritable intermédiation.
La valeur de l'entreprise constitue également un facteur fréquent de blocage avec une confusion entre valeur patrimoniale et valeur de rendement et une incapacité du cédant à justifier, de manière pertinente, la valeur exigée.
La fragilité du plan de financement et l'exigence de garanties, la complexité et l'insécurité des règles juridiques, peuvent également constituer un frein.
Les pistes d'amélioration passent donc d'abord par des efforts en matière de sensibilisation, d'information et de formation du cédant comme du repreneur, qui doivent être le fait d'institutionnels.
Enfin, l'environnement fiscal ne constitue pas' un véritable frein à la transmission.


Entreprissimo 2008