2. Les ratios à respecter du point de vue bancaire
Le ratio incontournable dit de « capacité de
remboursement » Il mesure le risque lié à la capacité de
remboursement de la dette d'acquisition par rapport aux bénéfices
passés et prévisionnels.
Ce ratio prioritaire est regardé scrupuleusement par les
banquiers prêteurs car il exprime le niveau de risque de
leur engagement.
Ce ratio
de capacité de remboursement peut s'exprimer :
- soit sous forme de la durée
de remboursement de la
dette par rapport au montant des résultats nets moyens récurrents
passés .
- Plus la durée de remboursement sera
faible, plus le risque financier de l'effet de levier sera
acceptable pour le banquier prêteur.
- Règle = cette durée
théorique ne doit
pas excéder 4 à 5
ans maximum, alors que la durée effective
du prêt peut aller jusqu'à 7 ans.
- La différence entre la durée « théorique » et
la durée « effective » correspond à une
marge de sécurité indispensable pour faire
face d'une part aux aléas économiques et
d'autre part au besoin d'autofinancement nécessaire
au développement de la société (investissements,
BFR .).
- soit sous forme de pourcentage par
rapport aux résultats prévisionnels réalisables :
- Plus le pourcentage des résultats
nets affectés au remboursement de la dette sera
faible, plus le risque financier de l'effet de levier sera
acceptable pour les banquier prêteur.
- Règle = ce pourcentage
théorique ne
doit pas excéder
50 % à 70 % maximum du total des
résultats
nets prévisionnels réalisables
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Avertissements = Ces ratios sont à personnaliser
pour chaque dossier de reprise selon ses particularités,
notamment :
- Le réalisme et le caractère plus ou
moins ''prudent'' du prévisionnel de reprise.
- L'importance et l'évolution du B.F.R (besoin
en fonds de roulement) ainsi que des investissements nécessaires
en fonction du C.A. prévisionnel et des moyens mis en oeuvre.
- Le niveau d'endettement initial de la
cible préalablement à la
cession.
Le ratio dit d' « apports de fonds propres » Il
mesure le niveau d'engagement financier du
repreneur exprimé en
pourcentage d'apport en fonds propres directs et indirects selon
le prix de cession.
Il exprime donc l' équilibre du
montage financier et la '' mutualisation''
du risque pris entre les banquiers prêteurs et le repreneur.
Le ratio
d'apport en fonds propres du repreneur , souhaité par
les banques est compris entre 30 % et 50 % du prix
de cession . |
Avertissements
= Ce ratio est à personnaliser
pour chaque dossier de reprise selon le niveau
de risque lié :
- à la qualité du projet
de reprise (atouts et faiblesses)
- au réalisme et au caractère plus ou
moins prudent du prévisionnel de reprise
- à l'importance de l'effet de
levier financier
- à l'importance de la capacité bénéficiaire
de la cible.
Les autres règles de « bon
sens » : Une
caution personnelle est bien vue : la SOFARIS
l'exige systématiquement en la plafonnant à 50% du
montant emprunté, à moins d'une contre-partie
significative offerte par le repreneur (comme un important
niveau d'apports personnels).
L'accompagnement
du cédant est aussi un élément
favorable et plus encore lorsque ce dernier reste financièrement
engagé dans la cible (crédit vendeur sous forme de
comptes courants associés ).
En revanche, attention au
montage qui engendre une déperdition
de dividende (comme le maintien du cédant au capital de
la cible pour une part non négligeable).
Si
crédit vendeur il y a, le
repreneur devra le garantir au travers d'une caution
bancaire.
Un
effort du repreneur pour contenir son salaire les premières années est également apprécié par
les banquiers, le temps de démontrer le bon déroulement
du plan de remboursement de la dette d'acquisition bancaire
MT.
Le
repreneur doit également « motiver » la
banque sollicitée pour l'octroi de la dette bancaire MT
d'acquisition en lui confiant le fonctionnement du compte commercial
de la société cible (ensemble des encaissements et
paiements commerciaux de la société) au prorata du
pourcentage du crédit MT accordé par cette banque.
Pour
la recherche du crédit bancaire MT, le repreneur devra
solliciter avant toute chose sa banque personnelle ainsi que la banque
de la cible (en accord avec le cédant) puis rechercher simultanément
l'accord de plusieurs banques plutôt à caractère
régional.
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