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« Reprise d’une entreprise en difficulté : « il est indispensable d’être entouré d’une bonne équipe » »

Interview de Pierre Maurin, conseil spécialisé sur les entreprises en difficulté

Par Cyril ANDRÉ

Publié le mercredi 19 décembre 2018

Depuis une quinzaine d’années, Pierre Maurin accompagne les dirigeants de PME en difficulté en réalisant, notamment, des missions de diagnostic et de management de transition. Son dernier ouvrage vient de paraître aux Éditions Afnor : « Reprendre une PME en difficulté ». Il livre les clés pour que l’opération soit couronnée de succès et décortique l’ensemble de la procédure à suivre.

 

Quel est l’objectif de votre dernier ouvrage « Reprendre une PME en difficulté » ?

L’objectif de cet ouvrage est de relancer l’intérêt pour ce type de reprise qui a tendance à stagner. Par ailleurs, nombre d’idées reçues sont encore véhiculées sur ce sujet. Il faut les contrer. A titre d’exemple, beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’aides pour ce type de reprise. Il existe pourtant des aides directes et des aides indirectes comme des exonérations de charges sociales et des crédits d’impôt.

 

Existe-t-il un profil type pour un repreneur d’entreprise en difficulté ?

Il est encore une idée reçue : nombre de repreneurs potentiels estiment que pour reprendre une entreprise en difficulté, il faut être un expert en finance. Or en analysant les reprises qui se sont avérées être un succès, dans la très grande majorité des cas, le repreneur n’a pas un profil de financier.

 

Quelles sont quelques-unes des clés pour réussir sa reprise d’une PME en difficulté ?

Il y a un certain nombre de clés de succès qu’il convient de réunir pour réussir. Il faut certes avoir un esprit très ouvert, mais il faut surtout savoir bien s’entourer. Cela est très utile pour la reprise d’une entreprise in bonis, mais dans le cas d’une entreprise en difficulté, ceci est indispensable. Les bonnes personnes sont, tout simplement, celles qui vont permettre de solutionner les problèmes de l’entreprise. Il faut que coexistent des métiers différents au sein de l’équipe afin d’avoir des visions différentes et complémentaires. Il est conseillé d’intégrer dans cette équipe une ou deux personnes qui maîtrisent parfaitement les aspects techniques de cette entreprise. Cette équipe va aider le repreneur durant le processus de reprise en tant que tel, mais aussi lors de la phase de redressement.

 

Quelles sont les pistes pour trouver des entreprises en difficulté à reprendre ?

Beaucoup trop de repreneurs potentiels pensent qu’entreprise en difficulté signifie forcément une entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire. J’ai profité de l’ouvrage pour rappeler la nuance importante entre entreprise en défaillance et entreprise en difficulté. Une entreprise en difficulté n’est pas forcément en situation de cessation de paiement, mais il s’agit d’une société dont les performances sont mauvaises et dégradées. Une entreprise en difficulté qui est reprise a bien plus de chance d’être redressée que si le dirigeant demeure en place. Le repreneur va arriver avec un esprit plus ouvert, va pouvoir tout remettre à plat et il sera, a priori, accompagné d’une équipe. Il sera plus à même de reconsidérer la stratégie différemment.

 

Cela est-il onéreux de reprendre une telle entreprise ?

Certains repreneurs se disent encore qu’en reprenant à la barre du tribunal de commerce, ils vont faire une bonne affaire. Mais il faut qu’ils se posent la question du pourquoi d’un prix de cession bas ou très bas. Dans la plupart des cas, pour être remis sur les rails, d’importants investissements seront à consentir. Le repreneur ne doit surtout focaliser uniquement sur le prix de cession. Il faut raisonner en coût de reprise et non pas en prix de cession. Nombreux sont les témoignages de repreneurs qui ont échoué, car ils avaient sous-évalué le coût effectif de la reprise et n’ont pas pu suffisamment investir. Il faut bien insister sur le fait que reprendre une entreprise en difficulté sans investir est tout simplement impossible.  

 

Comment trouver le financement pour reprendre une entreprise en difficulté ?

Pour un certain nombre de financeurs non spécialisés dans la reprise d’entreprise en difficulté, il est vrai qu’il peut y avoir des réticences à accorder un prêt, mais cela n’est pas systématique. Les réticences sont plus nombreuses si l’entreprise se trouve dans le cadre d’une procédure collective. C’est moins le cas si l’entreprise n’est pas encore menacée par une cessation de paiement et surtout si cette dernière a beaucoup de potentiel. Le financeur va, avant tout, regarder la capacité de rebond de l’entreprise, donc sa capacité à rembourser l’emprunt. Si le redressement de l’entreprise ne nécessite pas des investissements conséquents, ce sera également un facteur positif pour le financeur. Tout ceci est vrai pour les financeurs non spécialisés. Pour ceux qui sont spécialisés dans la reprise des entreprises en difficulté, ces questions se posent moins, car ils ont une grande habitude de ce type de dossier. Les financeurs demandent généralement davantage de garanties que dans un schéma classique. Le repreneur ne doit pas se montrer excessivement optimiste face à financeur et encore moins ne pas être totalement transparent sur les difficultés de la cible. Toutefois, il ne faut pas se montrer trop sombre non plus  sur l’entreprise sinon le financeur ne sera pas motivé pour accompagner le projet. Le repreneur se doit d’être objectif et lucide.

 

Qui sont ces financeurs spécialisés dans la reprise d’entreprise en difficulté ?

Il existe des banques spécialisées dans l’accompagnement des entreprises en difficulté comme les banques Thémis ou Delubac. Il y a également des financements publics, mais qui sont beaucoup plus restrictifs que les financements privés. Un certain nombre sont, en effet, exclusivement dédiés à certains secteurs d’activité et dépendent des politiques régionales ou départementales.

 

Qu’en est-il de l’aspect humain dans ce type de reprise ?

Un des autres facteurs clés de succès est, effectivement,  le facteur humain. Il y a de nombreux exemples de dossiers avec des financements pourtant importants qui se sont soldés par un échec,  car le repreneur n’a pas assez pris conscience que de telles reprises sont avant tout des affaires humaines. Si les salariés et autres partenaires de l’entreprise ne sont pas convaincus de la pertinence du projet de reprise, le repreneur risque d’échouer très durement. À l’inverse, il y a des exemples de succès alors que le repreneur n’avait pas pu mobiliser tous les financements qu’il souhaitait, car l’adhésion des salariés au projet a pu compenser les difficultés de financement. Le repreneur doit donc faire preuve de beaucoup de pédagogie et de psychologie. Il est vrai que les salariés se montrent de plus en plus méfiants par rapport aux reprises notamment du fait de la médiatisation de certains échecs. Il est donc important que le repreneur puisse les rassurer rapidement sur sa démarche. Il est préférable, dans la mesure du possible, de rencontrer les salariés avant la reprise. Cela permettra, notamment, au repreneur potentiel de percevoir si une majorité est hostile ou non à une reprise et d’agir en conséquence.

 

La reprise d’une entreprise en difficulté passe-t-elle nécessairement par des licenciements ?

Ce n’est pas forcément en se séparant des compétences et des forces vives qu’il sera plus aisé de redresser l’entreprise. C’est d’ailleurs souvent après une succession de licenciement que l’entreprise s’est retrouvée en difficulté. Toutefois, il peut y avoir des personnes qui maîtrisent  un savoir-faire qui n’est plus nécessaire et qui ne souhaite pas se former. Par ailleurs, un licenciement coûte cher. Le repreneur doit penser à la procédure de chômage technique qui a été bien simplifiée ces dernières années et qui coûte beaucoup moins cher qu’un licenciement pour raison économique.

 

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