STOP aux Faux Clics sur Google AdWords !
Cession Entreprise
Vendre entreprise
Le manuel du repreneur Fermer

1. Lancez votre recherche d'annonces d'entreprise :

- Soit directement par mots clés, sous le menu sur n'importe quelle page

- Ou en sélectionnant un secteur ou une région, à partir de la colonne de gauche


2. Consultez les annonces correspondant à votre recherche.

3. Demandez à être contacté pour les offres qui ont retenu votre attention. être recontacté

4a. Vous possédez déjà un compte repreneur sur le site :
Connectez vous sur la colonne de gauche avec votre adresse email et votre mot de passe. Une fois connecté, chaque demande de contact sera transmise automatiquement à nos chargés d'affaires qui vous recontacterons dans les plus brefs délais.

4b. Vous ne possédez pas de compte repreneur :
Créez votre compte via la colonne de gauche, ou via le menu "reprendre une entreprise/créer votre compte". Vous aurez alors le choix de vous définir comme repreneur individuel ou au titre d'une société et de completer votre profil.

L'espace repreneur vous permet :

- d'accéder à la liste des annonces déjà demandées

- d'accéder à la modification libre de votre profil repreneur

- de demander facilement à être recontacté pour plusieurs annonces en un seul click.

conseils d'experts pour renprendre une entreprise Foire aux
questions
mode d'emploi du repreneur Le manuel
du repreneur
Aide pour reprendre une entreprise Nos fiches
conseils
Evaluer votre entreprise Evaluez mon
entreprise
 
 

Sociétés à vendre par région

Entreprise à vendre dans votre région

Des opportunites de reprise

TOUTE L'INFO DE LA CESSION ET REPRISE D'ENTREPRISE - Interviews

« Le plus sûr moyen de remonter de la trésorerie d’une société cible vers la holding de reprise réside dans une distribution de dividendes, dite exceptionnelle, ou une distribution de réserves »

Interview de Karine Gras , conseil en finance d’entreprise et expert-compatble

Par Cyril ANDRÉ

Publié le lundi 13 juin 2016

Il est très tentant pour le repreneur de remonter de la trésorerie de la cible pour boucler son plan de financement. Dans quelles conditions cela peut-il se faire ?

Oui, il peut être tentant pour le repreneur de remonter la trésorerie de la cible et c’est bien normal ! Si la trésorerie de la société opérationnelle est excédentaire, avec un BFR régulièrement négatif (nous donnerons quelques pistes d’optimisation un peu plus loin dans l’article), alors prévoir de remonter la trésorerie de sa filiale est bien logique.

Il n’est pas optimal de laisser trop de trésorerie excédentaire non utilisée, car elle n’est pas ou peu rémunérée ; de même qu’il n’est pas bon d’être à découvert, car trop coûteux.

Comment le faire ? Deux possibilités : la distribution exceptionnelle de dividendes et/ou de réserves distribuables, ou une réduction de capital (non motivée par des pertes).

Rappelons que dans le cas d’une société mère, soumise à l’impôt sur les sociétés, détenant une filiale à 100%, la distribution de dividendes bénéficie fiscalement parlant du régime « mère-fille », à savoir une exonération du produit perçu diminué de la quote-part de frais et charges (5% en général, ramené à 1% pour les sociétés membres d’un groupe d’intégration fiscale).    La réduction de capital (en dehors de la part représentative du remboursement d’apports) peut également bénéficier du régime mère-fille sous certaines conditions.

 

Ne convient-il pas de calculer la trésorerie nette pour éviter une remontée excessive de trésorerie (selon l’activité, la trésorerie pouvant évidemment fluctuer grandement selon les périodes de l’année) ?

« Cash is king! ».  Autrement dit, le suivi de la trésorerie de son entreprise est essentiel à tout entrepreneur. Qui dit suivi, dit prévisions et plan de trésorerie prévisionnel, régulièrement mis à jour des réalisations, d’une part et, d’autre part, des prévisions révisées d’encaissements et de décaissements, donc de la trésorerie nette. Ce suivi peut être réalisé à plusieurs niveaux :

A un premier niveau : le plan de trésorerie mensuel (voir hebdomadaire ou quotidien  selon la situation de cash de l’entreprise plus ou moins tendue) ; A un 2e niveau (plus macro) : le plan de financement à moyen terme de l’entreprise (ie à 3 ou 5 ans) de façon à planifier son plan pluriannuel d’investissements et ses choix stratégiques de croissance externe ou autres opérations de développement (lancement de nouvelles activités, de nouveaux produits, de nouvelles implantations, etc.).

Avant de remonter de la trésorerie d’une société fille à une société mère, il convient donc d’établir , a minima, le plan de trésorerie prévisionnel des 12 mois à venir, suffisamment précisément, en prenant en compte, à la fois, les prévisions de chiffre d’affaires et celles de dépenses (par moyens de paiement ou par nature de dépenses, peu importe pourvu que ces données chiffrées soient exhaustives et se recoupent avec la comptabilité).

 

Sur ce plan, quels sont vos conseils ?

Il convient d’avoir suffisamment capitalisé sa société de façon à ce qu’aux premières difficultés, l’entreprise ne soit pas prise à la gorge par manque de trésorerie. De plus, il faut se conserver une marge de prudence dans son prévisionnel pour pouvoir absorber les aléas inhérents au « business model » de l’entreprise (cyclicité du CA, défaillance potentielle d’un client particulièrement significatif en terme de part du CA…). Il convient, par ailleurs, de travailler son BFR qui n’est autre que l’avance d’argent dont on a besoin pour faire fonctionner l’entreprise au quotidien ; autrement dit, raccourcir le délai de paiement de ses clients et allonger autant que possible celui de ses dettes.

Attention en particulier aux solutions d’affacturage des créances clients et/ou des stocks. Si elles ont l’avantage de donner une bouffée d’oxygène en terme de trésorerie (moyennant un coût financier non négligeable), ce sont, néanmoins, des opérations qui nécessitent de mettre en place des indicateurs et un tableau de bord précis, fiable et régulier. Car ces solutions peuvent masquer un problème structurel de déséquilibre des ventes (insuffisantes en volume et/ou en prix) face à des dépenses (insuffisamment maîtrisées) et retarder la prise de conscience et la mise en œuvre de mesures correctrices  nécessaires pour éviter une cessation des paiements.

Enfin, il faut le plus possible anticiper les à-coups de sorties de cash que sont par exemple le paiement des charges sociales trimestrielles, le paiement de la TVA semestrielle dans le cadre du régime simplifié, les échéances de crédit-baux et autres emprunts.

 

La solution suivante est-elle valable : le jour du closing, le repreneur décide que la société nouvellement acquise remonte sous forme de distribution exceptionnelle de dividendes la somme convenue à la holding ?

Si le « repreneur » est une société soumise à l’IS, à partir du moment où elle contrôle sa filiale (idéalement sans minoritaire ou en respect de l’éventuel pacte d’actionnaires), et en dehors de tout abus de majorité, il est possible de réaliser une remontée exceptionnelle de dividendes de la société cible vers la holding de reprise.

Cette opération doit, néanmoins, avoir été bien calibrée pour ne pas obérer les besoins de cash de la société cible, car, dans le cas où la distribution mettrait en péril la pérennité de la société, son développement futur ou ne serait pas réalisée dans l’intérêt général de ladite société, la responsabilité des dirigeants ayant voté cette distribution pourrait se trouver engagée.

Le repreneur, personne physique, engage également sa responsabilité de mandataire social en cas de distribution de dividendes contraire à l’intérêt social de la société.

 

Le repreneur peut-il utiliser la trésorerie pour rembourser la dette d’acquisition (intérêt et capital) et de quelle façon ?

Oui, bien entendu le repreneur peut utiliser la trésorerie de la société reprise pour rembourser la dette d’acquisition ! C’est même là le schéma typique des montages LBO : une Newco est constituée par le repreneur lors du rachat de la société opérationnelle cible. La Newco est capitalisée pour une part et s’endette pour une autre, de telle façon qu’elle puisse financer le rachat de la société cible opérationnelle.

Chaque année, la société cible doit dégager suffisamment de résultat et de cash disponible pour distribuer le montant de dividendes prévus au plan de financement initial de l’opération. Ces dividendes, dans les comptes de la holding, permettent de financer les échéances du ou des emprunts contractés au moment du rachat (emprunts, bancaires, mezzaneurs, etc.).

Concrètement parlant, la mise en place de la remontée de trésorerie est à organiser de façon à faire coïncider les échéances d’emprunt de la Newco avec le calendrier de vote puis de versement des dividendes (une fois par an).

Il serait en effet beaucoup plus lourd de devoir recourir au versement d’acomptes sur dividendes, lesquels nécessitent d’établir une situation comptable intermédiaire et de faire intervenir un commissaire aux comptes, préalablement

Un autre point de vigilance porte sur le rythme de remboursement de la dette : attention à la dette remboursable in fine qui nécessite d’avoir la rigueur de constituer au fur et à mesure les réserves de trésorerie suffisantes pour pouvoir honorer l’échéance.

Enfin, une gestion en « bon père de famille » veillera à laisser au montage financier un caractère soutenable pour la filiale opérationnelle, quels que soient les aléas futurs possibles. La crise financière passée a démontré combien il peut être dangereux de miser sur un effet de levier trop prononcé. Il est important pour la tranquillité d’esprit du repreneur et la réussite du LBO (ou de la reprise) de capitaliser suffisamment la société holding de reprise pour ne pas la mettre en risque en cas de baisse de régime de sa filiale opérationnelle.

 

Existe-t-il un risque d’abus de biens sociaux ou d’acte anormal de gestion si la trésorerie de la cible est transférée de façon abusive à la holding de reprise ?

L’article L 225-216 du Code du Commerce qui prévoit que : «  Une société ne peut avancer des fonds, accorder des prêts ou consentir une sûreté en vue de la souscription ou de l'achat de ses propres actions par un tiers ». Il existe bien un risque d’abus de biens sociaux et/ou de majorité si la trésorerie de la cible est remontée sans discernement et sous forme de « prêt » à la holding de reprise.

Les montages utilisant la trésorerie de la cible au travers de sur-rémunérations des dirigeants de la holding ou une surfacturation des prestations que la holding réaliserait auprès de sa filiale sont autant de montages risqués.

Le plus sûr  moyen de remonter de la trésorerie d’une société cible vers la holding de reprise réside dans une distribution de dividendes, dite exceptionnelle, ou une distribution de réserves. Avec les précautions mentionnées ci-avant dans l’estimation du montant pour ne pas mettre en péril la société qui « s’appauvrit » de son cash excédentaire.

 

Pourquoi le cédant laisse-t-il une trésorerie parfois importante dans l’entreprise ? Pour des raisons fiscales ?

Laisser de la trésorerie dans la société que l’on cède peut simplement relever du souhait de laisser au repreneur une entreprise saine et apte à se développer. Mais, il peut y avoir également une raison fiscale non neutre. En effet, le cédant personne physique, s’il se distribue la trésorerie excédentaire, avant de céder est taxé dans la catégorie des revenus mobiliers (soit actuellement : abattement de 40% et application du barème de l’impôt sur le revenu pour le solde).

Alors que si le cédant laisse la trésorerie dans la société qu’il cède, son gain net retiré de la vente devient imposable en tant que plus-value avec application des dispositions prévues à l’article 150-0 du CGI. Il peut ainsi, si les conditions de forme et de fond sont respectées, bénéficier des abattements pour durée de détention, voire des abattements renforcés et de l’abattement fixe spécifiquement prévu pour le dirigeant partant à la retraite.

Affaires à vendre

Chauffage/Sanitaire - Climatisation - Energies renouvelables

Nettoyage Industriel

Bureau d'études VRD/géomètre

Vente de produits liés à l'amélioration de l'habitat

Négoce matériaux construction

Location de camions, camions grues et pelles avec chauffeur

HERE Nantes 2019