Quel bilan tirez-vous de 2009 ?
Pour nous, 2009 a été une très bonne année avec une progression de notre activité de 40 %. Mais trouver des financements s’est révélé plus difficile que l’an passé. En 2009, les banques ont plus régulièrement fait appel à des organismes de contre-garantie tels Oséo ou Siagi entraînant des délais de réponse beaucoup plus longs. Pour notre part, nous avons eu un taux de succès de 85 % sur les dossiers présentés à nos partenaires bancaires. Après bientôt 5 ans d’expérience, notre valeur ajoutée réside en partie dans la sélection des dossiers. Nous ne retenons que ceux auxquels nous croyons et pour lesquels nous sommes sûrs de pouvoir répondre aux attentes de nos clients.
Sur le plan du financement, 2010 sera-t-elle une année difficile pour les repreneurs ?
Les taux devraient demeurer bas, entre 3,5 et 4 %, au moins pour les mois à venir. Cette année encore, il ne sera pas aisé de trouver des financements. Le repreneur aura donc tout intérêt à se faire accompagner dans ses recherches. Notre rôle est avant tout de conseiller nos clients et de transmettre aux banques des dossiers présentés de la meilleure façon possible. Par ailleurs, je crains que l’on assiste à des tensions sur le plan des valorisations, car nombre de cédants vont souhaiter vendre à un prix ne tenant pas forcément compte des éventuelles baisses de chiffre d’affaires ou de résultat de l’année 2009. Pour le repreneur, il va être très important d’identifier avec précision les raisons des fluctuations de chiffre d’affaires et de rentabilité sur le dernier exercice. Les repreneurs vont devoir demander des informations très précises aux cédants particulièrement sur les évolutions du chiffre d’affaires par client. La clé de succès résidera donc dans la capacité à convaincre un banquier sur la valorisation définie ainsi que sur la stratégie de relance de l’entreprise.
Vous venez de lancer un département immobilier. Que proposez-vous ?
Beaucoup de sociétés existant depuis quelques années et louant leurs locaux sont désormais suffisamment solides financièrement pour devenir primoaccédantes. Les financements en crédit classique ou crédit-bail sur une durée généralement de 15 ans dépassent très souvent le million d’euros. Les économies potentielles de temps, frais financiers, garanties et assurances sont autant de raisons pour les chefs d’entreprises d’être bien conseillés et sûrs que leur dossier soit transmis dans la bonne banque à l’interlocuteur disposant d’un pouvoir d’influence ou de décision. Nous offrons la possibilité aux entrepreneurs de rester concentrés sur leur activité sans perdre de temps dans des démarches bancaires. L’externalisation de ce service auprès d’un professionnel du financement garantit gain de temps et économie avec des honoraires au résultat.





