Quel est le bilan 2009 en matière de reprises pour l’antenne régionale d’OSEO Nord-Pas de Calais ?
En 2009, nous sommes intervenus en garantie de 168 dossiers de reprise pour 88 millions d’euros de concours bancaires. L’année précédente, nous avions accompagné 154 reprises pour 80 millions d’euros au total. Notre activité a ainsi crû de 10%, avec des opérations similaires, où la dette moyenne est de l’ordre de 500 000 euros garantie à hauteur de 45% environ. En 2009, nous avons également signé quatorze contrats de développement transmission, pour un montant total de 2,9 millions d’euros, soit une moyenne de 210 000 euros par dossier. Nous réalisons très peu de croissances externes. Les opérations que nous accompagnons sont majoritairement des LBO.
Est-ce que la situation de crise économique a eu des répercussions sur les reprises ?
La baisse d’activité en 2009 n’a pas eu d’incidence sur les prix de transactions. Les cédants ont maintenu leur prix. Or comme les banquiers ont quant à eux requis plus d’apports des porteurs de projets, ils sont parfois restés perplexes devant des effets de levier inchangés. Ils se demandaient en effet si les entreprises retrouveraient une croissance suffisante pour assurer le remboursement de la dette LBO.
A quels secteurs d’activité appartiennent les PME à transmettre et comment sont-elles réparties sur le territoire ?
La région compte beaucoup de PME de sous-traitance automobile ou ferroviaire, de mécanique ou de plasturgie. Autre secteur bien représenté dans la région : la vente à distance, avec de nombreuses PME spécialisées dans la logistique, le traitement des flux, l’imprimerie, le marketing, etc.. Il existe enfin des opportunités dans les secteurs de la distribution, du textile technique ou de l’agroalimentaire.
Les cibles sont bien réparties sur tout le territoire avec notamment les bassins d’emplois autour des villes de Béthune, Lens, Cambrai, Valenciennes et Maubeuge et les trois ports (Boulogne pour la pêche, Calais pour le transport et Dunkerque pour l’industrie). Il existe tout de même une certaine concentration autour de Lille. Nous réalisons d’ailleurs environ la moitié de nos interventions dans la communauté urbaine lilloise. Ce sont majoritairement des entreprises du secteur tertiaire (services aux entreprises, logistique, etc.).
Quels sont les atouts du Nord-Pas-de-Calais pour un repreneur ?
C’est une région à taille humaine où les différents acteurs économiques se connaissent entre eux, si bien qu’il est assez facile pour les porteurs de projets de trouver les bons interlocuteurs.
De plus, on circule très bien dans la région. En deux heures, il est possible de se rendre facilement à Londres, à Bruxelles ou à Paris. Cette situation géographique au cœur de l’Europe offre des perspectives de développement intéressantes. Enfin, sur place les personnels ont une vraie volonté de produire. Le travail ne leur fait pas peur.





