Le marché de la reprise d’entreprise tend-il à se débloquer ?
Dans mon secteur, j’ai pu constater une reprise de l’activité depuis la rentrée de septembre, mais, à nouveau, un certain attentisme prévaut depuis la mi-novembre. Il semble bien que l’ensemble des acteurs, cédants, repreneurs et banques, attend le début 2010 pour agir. Il paraît évident que tout le monde a essayé au maximum de limiter les risques sur 2009 mais les différents intervenants de la reprise-transmission sont en train de reprendre confiance même s’ils se trouvent encore aujourd’hui en convalescence. Les dossiers qui ne se sont pas conclus sur 2009 vont se reporter sur 2010. Il est clair que le nombre de transactions va repartir à la hausse.
Peut-on s’attendre à une évolution de l’attitude des banques ?
Il est très difficile d’anticiper sur l’attitude des banques en 2010. Aujourd’hui, seuls les dossiers solides et bien construits passent. Le chargé d’affaires en agence peut se montrer vraiment enthousiaste sur un dossier, cela n’empêchera pas qu’il soit retoqué en comité. Le repreneur et ses conseils doivent alors tout refaire. On ne peut à nouveau que conseiller de bien soigner son montage financier et son business plan car au moindre doute, la banque refuse le dossier.
Le repreneur peut-il espérer une baisse des valorisations ?
Nous allons avoir les bilans 2009, ce qui mettra fin aux supputations. Je pense que l’on va s’apercevoir que beaucoup d’entreprises ont mieux résisté que prévu. Certes, les chiffres d’affaires ont baissé, mais nombre d’entreprises sont parvenues à conserver leurs marges. Mais la question que se posent aujourd’hui les repreneurs est celle des carnets de commandes pour 2010. A ce niveau, les incertitudes demeurent. Les entreprises bien structurées et rentables ne seront pas bradées. Le cédant est en position de force et dans la majorité des cas peut attendre. Les repreneurs doivent avoir conscience de ceci.





