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« Avec l’ensemble des aides mises en place pour la création d’entreprises, il s’est créé un déséquilibre entre la création et la reprise »

Interview de Alain Tourdjman , directeur des études et prospectives du Groupe BPCE

Par Cyril ANDRÉ

Publié le mercredi 5 juin 2019

Alain Tourdjman est directeur des études et prospectives du Groupe BPCE. Il a dirigé la dernière étude de BPCE L’Observatoire consacrée à la cession-transmission des entreprises en France. Il s’agit du seul travail disponible qui livre des données exhaustives sur cette question. Il revient sur les faits saillants de cette étude.

 

Vous avez montré dans votre dernière étude une baisse significative du nombre de cessions de PME entre 2013 et 2016. Quelles sont, selon vous, les principales raisons pouvant expliquer ce recul ?

J’ai été surpris par l’ampleur de la baisse. Nous avons identifié trois types d’explication. La première est, bien entendu, la loi Hamon qui a eu un impact important sur la période qui nous intéresse. Elle en a moins aujourd’hui. Elle instaurait une obligation déclarative de la part du cédant à un moment où la confidentialité est une préoccupation majeure. Cette mesure a été particulièrement pénalisante pour la cession-transmission et renforçait encore les inhibitions de certains cédants pour se préparer à la cession. La deuxième explication est d’ordre conjoncturel avec une croissance économique médiocre sur la période et des conditions d’exploitation tendues pour les PME. Dès lors, les perspectives pour les cédants comme pour les repreneurs étaient plus difficiles. La troisième explication est davantage d’ordre structurel. En effet, avec l’ensemble des aides mises en place pour la création d’entreprises, il s’est créé un déséquilibre entre la création et la reprise. Cette asymétrie dans les aides va survaloriser la création d’une activité ex nihilo plutôt que la reprise d’un capital déjà installé.

 

Avez-vous des premiers éléments d’appréciation concernant les années 2017 et 2018 quant à l’évolution du nombre de cessions d’entreprise ?

Les données aujourd’hui disponibles pour 2017 et 2018 sont encore parcellaires, mais elles ne nous indiquent pas un retournement à la hausse du nombre de cessions et de transmissions. Ces chiffres nous indiquent soit une poursuite de la baisse, soit, au mieux, une stabilisation. Donc, la tendance est au maintien d’un très bas niveau des cessions. C’est aussi une surprise, sachant que 2017 a été une bonne année sur le plan économique, ce qui aurait dû relancer les cessions en 2018. La succession de mauvaises années au niveau des cessions et transmissions devrait être, selon moi, un vrai sujet de préoccupation des pouvoirs publics. Il s’agit sans doute moins du traitement fiscal du cédant que de la capacité à susciter l’intérêt des repreneurs potentiels et de la visibilité, en général, de ce sujet de la cession.

 

Vous avez démontré que la taille de la cible est le principal facteur discriminant, devant l’âge du dirigeant.  Pouvez-vous nous en dire davantage ?

De façon générale, la probabilité de cession augmente considérablement avec la taille de l’entreprise. Certes, il y a toujours des secteurs qui peuvent faire exception comme la construction où les cessions sont rares et la boulangerie où elles sont aisées. En terme de facteur discriminant, après la taille de l’entreprise, vient le secteur et, ensuite, l’âge du dirigeant. Rappelons qu’en 2016, les dirigeants de plus de 60 ans n’ont représenté que 28 % des cédants.

 

Ce taux de 28 % de cédant au-delà de 60 ans peut sembler faible. Comment évolue-t-il dans le temps ?

Ce ratio a eu tendance à baisser ces dernières années, particulièrement si l’on exclut les transmissions familiales. De plus, la baisse générale des cessions de PME, a été proportionnellement plus marquée parmi les cédants les plus âgés. Ce phénomène est très préoccupant quant à la capacité du dispositif de cession-transmission tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France à faire face à ce phénomène du vieillissement des dirigeants de PME.

 

Ceci n’est-il pas d’autant plus préoccupant qu’en règle générale, plus le dirigeant est âgé, moins sa gestion sera dynamique et moins l’entreprise sera cessible ?

Même s’il existe des exceptions, nos travaux montrent que, statistiquement, ces éléments sont corrélés. De façon générale, nous pouvons observer qu’au-delà de 60 ans, les dirigeants de PME donnent la priorité au désendettement et réduisent ou stoppent les investissements. Ce comportement limite l’adaptation de l’entreprise à la demande, aux normes ou aux nouvelles technologies, ce qui compromet finalement le potentiel de croissance de leur entreprise et réduit l’intérêt de la part des repreneurs, voire les dissuade de proposer une offre. Un cercle vicieux se forme ainsi. De son côté, le cédant hésitera à accepter des offres qui seront nécessairement plus basses, ce qui peut conduire à reporter encore le moment où la cession pourra se faire. Le repreneur a d’autant plus besoin d’un potentiel de croissance qu’il ne dispose pas du capital de confiance, relationnel ou encore de visibilité du cédant auprès de ses parties prenantes. Plus le délai est long, plus il se crée une tension entre la logique du repreneur et celle du cédant, plus on parvient à le raccourcir, plus il y a une convergence de vue entre les deux parties.

 

C’est pour ces raisons que vous écrivez que le vieillissement des dirigeants de PME devient une urgence économique ?

Oui. Nous voyons clairement au sein de certains secteurs comme l’industrie manufacturière, à la fois une accélération du vieillissement et une réduction très significative, en l’occurrence de moitié sur la période 2013-2016, du taux de cession des dirigeants âgés de plus de 65 ans. Donc, il se forme un stock croissant d’entreprises dont les dirigeants ont dépassé l’âge de plus forte probabilité de cession et qui auront de plus en plus de mal à se vendre avec le temps. D’autant que dans ce secteur des PME industrielles, la question de l’investissement est fondamentale pour assurer la compétitivité de l’entreprise.  Le vieillissement est aussi un problème général, car en 2021, 23 % des dirigeants de PME auront plus de 60 ans et 10 % atteindront ou dépasseront 66 ans.

 

Les pouvoirs publics devraient-ils davantage se mobiliser sur cette problématique de la cession d’entreprise ?

On peut constater qu’il y a une période lors de laquelle il existe un très fort décalage entre le besoin de céder et la réalisation de cession : c’est à la fin de l’activité professionnelle du dirigeant. Donc, il est clair qu’il y a un intérêt pour les pouvoirs publics à mettre l’accent sur la cession en fin d’activité professionnelle pour la favoriser. Lors de cette période, nous estimons qu’il y a un rapport d’au moins un à deux entre les réalisations de cessions et les besoins de céder parmi les dirigeants de plus de 60 ans. A ce stade, une action publique qui donne une visibilité à ce sujet et qui incite les dirigeants à anticiper davantage la cession afin de mieux la préparer dans ses divers aspects.

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