L’Insee vient de faire paraître une enquête sur l’accès au financement des PME de plus de 10 salariés. Il en ressort notamment qu’au fil des ans de plus en plus d’entreprise de ce type sont en quête de financement. Si en 2007, 42 % d’entre elles ont effectué cette démarche, la part est passée à 51 % l’an dernier. Sans grande surprise, les entreprises à forte croissance sont proportionnellement les plus nombreuses à quérir de nouveaux capitaux.
« La construction et l'industrie sont les secteurs où la recherche d'un financement est la plus fréquente : en 2010, cette recherche concerne 57 % des PME d'au moins dix personnes dans la construction et 54 % dans l'industrie. Mais c'est dans les services liés aux TIC que cette proportion a le plus progressé entre 2007 et 2010, augmentant de 13 points (contre une hausse de 9 points en moyenne) pour se situer à 48 % », souligne les auteurs de l’étude.
Taux d'échec en progression
Depuis la crise, les banques ont clairement renforcé leurs critères prudentiels. Même en année de sortie de crise, les financements ont été plus difficiles à obtenir. Il apparaît que le taux d’échec, partiel ou total, dans la recherche d’un prêt bancaire a très sensiblement progressé entre 2007 et 2010 : il est en effet passé de 5 % à 17 %. Ce taux d’échec atteint même 23 % pour les entreprises à forte croissance.Selon l’Insee, les principales raisons avancées par les banques pour refuser un prêt ou imposer des conditions jugées insatisfaisantes par les entreprises sont une mauvaise cotation (rating) globale de l'entreprise ou une insuffisance de capitaux, bien davantage qu'un manque de garanties ou qu'un potentiel insuffisant ou trop risqué de l'entreprise ou de ses projets.




