Au vu de différents indicateurs, il semble bien que la période actuelle soit propice à la reprise d’entreprise. En moyenne, le prix de cession des entreprises a significativement baissé sur un an et il paraît probable qu’un plancher ait été atteint. La valorisation moyenne des PME en Europe a accusé une baisse de plus de 16 % sur le premier semestre de cette année par rapport au second semestre 2008, et même de 30 % par rapport au premier semestre 2007.
Selon différents experts, qui certes savent aussi se tromper, les prix de cession devraient demeurer à ce niveau bas sur la première partie de l’année prochaine. Les bilans 2009 qui vont être pris en compte pour les valorisations ne vont, bien entendu, pas plaider pour une hausse des prix, même si cédants et repreneurs savent bien que l’année en cours est atypique.
En dépit du discours commun bien négatif sur l’attitude des banquiers, il est clair que c’est le bon moment pour emprunter. Et ce, en raison du niveau particulièrement bas des taux. S’ils se montrent indéniablement plus rigoureux quant à l’octroi du crédit, les établissements bancaires n’ont pas pour autant fermé le robinet. Selon l'Observatoire du crédit, mis en place par la Banque de France, entre juin 2009 et septembre 2008, les encours pour les seules PME ont progressé de 0,7 %. Si cette hausse apparaît pour le moins modeste, elle est tout de même révélatrice du fait que les banques prêtent encore.
Mais à la différence d’une époque encore récente, il faut que le dossier du repreneur qui sollicite le prêt apparaisse sans faille et que son apport personnel soit conséquent, au minimum de 20 %. Il est certain que l’effet de levier sera moindre que par le passé, mais, au final, cela n’est-il pas plus sain quant au futur de la cible reprise ? Une dette senior moindre engloutit moins de cash flow et donc laisse davantage de souplesse à l’entrepreneur pour investir et développer son entreprise. Ce qui est, a priori, l’objectif de tout repreneur.
Niveau de valorisation orienté à la baisse et taux bas sont deux indicateurs qui ne peuvent qu’inciter les repreneurs sérieux à se lancer. Ces derniers seront toutefois bien conscients que, même si la récession semble terminée, l’année à venir devrait être encore difficile pour nombre de secteurs. Un élément évidemment à ne pas sous-estimer dans la réalisation de son business plan.
Ajout de commentaire
20% d'apport personnel seulement ? Cela me parait assez peu réaliste. Baisse des valorisations ? Quand on voit encore des valo à 7 fois le net, je me demande comment on fait pour emprunter 80% du prix car la remontée de dividendes ne peut certainement pas permettre au remboursement de la dette. Je crois qu'il vaut mieux dire que le rapport est de 50/50 soit un effet de levier de 1.
Commentaire de stéphane, le 6 2009 à 16:08Je pense que les banques ne prennent en effet plus de risques en se couvrant à 100% en revanche, ils demandent entre 15 et 40% d'apport suivant le projet, le secteur d'activité et en fonction de votre métier de base. Attention, un changement de métier est très mal vu !!





